Angélique Kidjo inscrit son nom sur le Hollywood Walk of Fame

Ce mardi 18 août 2026, sous un ciel californien sans nuage, Angélique Kidjo a posé le pied sur son étoile toute neuve, incrustée au 7011 Hollywood Boulevard, dans la catégorie « Recording ». Elle devient ainsi la première musicienne africaine et la première artiste noire africaine à recevoir cette distinction sur le mythique boulevard – la 2854ᵉ étoile depuis la création du Walk of Fame en 1961.

De Cotonou, où elle est née, aux plus grandes scènes du monde, le parcours d’Angélique Kidjo tient de l’épopée. Repérée au tout début des années 1980 par Chris Blackwell, le producteur qui révéla Bob Marley, elle a construit, album après album – dix-huit à ce jour -, une œuvre qui refuse les frontières : elle revisite le Boléro de Ravel, dialogue avec les Talking Heads, et tend aujourd’hui la main aux nouvelles générations de l’afrobeat, de Davido et Burna Boy à la jeune Ayra Starr, avec qui elle signe cette année le titre « Aye Kan ». Cinq Grammy Awards, une autobiographie saluée, une carrière de plus de quatre décennies : Hollywood ne fait ici que confirmer ce que la scène mondiale savait déjà.

Angelique Kidjo et sa fille Naima Hebrail-Kidjo

La cérémonie, animée par la journaliste de Variety Angelique Jackson,  a réuni plusieurs autres invités et membres de sa fille dont sa fille Naima Hebrail-Kidjo, ainsi que Harvey Mason Jr., patron de la Recording Academy. Ce dernier a salué une artiste dont l’influence dépasse largement la scène, rappelant que l’étoile, aussi permanente soit-elle, pèse moins lourd que l’empreinte laissée dans les vies qu’elle a touchées. Quant à Willem Dafoe, ami de longue date de la chanteuse, il a insisté sur l’engagement d’Angélique Kidjo au-delà de la musique, à travers sa fondation Batonga, qui milite depuis 2006 pour l’éducation des filles et des jeunes femmes en Afrique.

Face à l’assistance, la béninoise a elle-même a replacé l’honneur dans une perspective qui dépasse sa seule personne : celle d’un continent dont la contribution à la musique mondiale reste trop souvent sous-estimée. Elle s’est ensuite mise à chanter, avant de danser sur son étoile flambant neuve, sous les yeux d’un public conquis.

Annoncée dès l’été 2025, cette reconnaissance prend, en ce 18 août, tout son relief : celui d’une première. Une première que Angélique Kidjo elle-même envisageait comme un commencement, confiant sa conviction de ne pas rester longtemps la seule artiste africaine à fouler cette allée de la célébrité.

(c) Institut Neoquebec (Août 2026)

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