Le samedi 7 mars, Montréal-Nord accueillera un rendez-vous qui veut faire plus que célébrer : outiller, connecter et rendre visible. Intitulé 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐊𝐆É𝐍𝐈𝐄 𝐓𝐀𝐋𝐊 : 𝐋𝐞𝐚𝐝𝐞𝐫𝐬𝐡𝐢𝐩 𝐞𝐭 𝐈𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭 𝐚𝐮 𝐅𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐢𝐧, l’événement est porté par le réseau IC2 et mettra en avant des parcours féminins à la croisée du génie, de la technologie, du droit et de l’entrepreneuriat.
Invitée à NEOQUÉBEC, Melvine Nguimzon résume l’intention sans ambiguïté : « Ce 7 mars, (…) le réseau a pensé aux femmes… mettre en lumière les compétences des femmes, pas seulement dans le génie, mais des femmes qui travaillent dans des sphères stratégiques, technologiques et entrepreneuriales. »

L’objectif est double : offrir des modèles de réussite concrets – pas des figures abstraites – et créer un espace où l’on parle aussi des conditions réelles de la progression : accès aux réseaux, crédibilité, prise de parole, leadership, gestion des obstacles.
Car derrière les titres et les postes, il y a une réalité bien connue dans les milieux STEM : les femmes restent sous-représentées et, trop souvent, sur-sollicitées pour “prouver” leur légitimité. Le réseau IC2, à travers cette rencontre, veut justement changer la donne : montrer que l’excellence existe déjà, qu’elle est plurielle, et qu’elle gagne à circuler – entre générations, entre secteurs, et entre communautés professionnelles.
Le panel du 7 mars réunira des invitées dont les profils couvrent un large spectre de leadership et d’impact : la sénatrice Suze Youance, Menelika Bekolo (avocate et ingénieure), Laurinda Tchouanga (ingénieure), ainsi que Carla Casseus, CEO de CC4 Solutions. La discussion sera modérée par Marie-Laure Konan, directrice générale de INICI. L’enjeu n’est pas seulement d’écouter des trajectoires inspirantes, mais d’extraire des repères : comment elles ont négocié les choix d’études, les premières expériences, les biais implicites, les moments de rupture, les décisions stratégiques – et comment elles ont construit un leadership crédible dans des univers encore normés.
L’événement assumera aussi une dimension très pratique. Une portion de la programmation prévoit l’intervention d’une coach autour de la prise de parole en public – une compétence décisive pour franchir un cap : défendre un projet, convaincre un employeur, présenter une solution technique, prendre sa place en réunion, ou porter une vision.
Dans l’esprit d’IC2, il s’agit d’un investissement direct dans les capacités — pas uniquement dans le symbolique.
Melvine Nguimzon insiste d’ailleurs sur la vocation relationnelle de la rencontre, pensée comme une passerelle entre celles qui arrivent et celles qui ont déjà ouvert la voie : « Ce n’est pas seulement un événement, c’est également un moment de partage d’expériences, un moment de réseautage et une manière de créer des liens avec nos prédécesseurs. »
Autrement dit : un lieu où l’on gagne des contacts, mais aussi des méthodes, des réflexes, et parfois ce déclic essentiel – celui qui transforme une hésitation en plan d’action. L’invitation se veut large : étudiantes, professionnelles, entrepreneures, mais aussi alliés et organisations – parce que faire progresser le leadership au féminin, c’est aussi faire évoluer les cultures de travail et les standards de reconnaissance. Le 7 mars, l’ambition est claire : faire circuler l’impact – et rappeler que, dans le génie comme ailleurs, la compétence n’a pas de genre, mais elle a besoin d’espace pour s’exprimer.
Extrait de l’entrevue de Melvine Nguimzon :
Infos pratiques : l’événement se tiendra de 14 h à 18 h au 237 Le Continent, 5605 rue d’Amos, Montréal-Nord. Les inscriptions se font via le lien suivant sur Zeffy.
(c) Neoquébec – (Mars 2026)


